Bon point de la semaine!

Bon point de la semaine!
Nouvelle rubrique!

Pour animer ce blog, j'ai décidé d'attribuer chaque lundi matin un bon point et un mauvais point de la semaine.

Le premier bon point revient cette semaine à Jacques LAHAYE, chef de file de l'opposition à Moulins, pour son intervention au conseil municipal de vendredi et sa démission de la présidence de la commission des finances de la ville de Moulins. Le point d'accroche avec le maire portait sur le marché couvert.
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 06:30

Mauvais point de la semaine!

Mauvais point de la semaine!
Mauvais point de la semaine; Pierre-André PERISSOL, maire UMP de Moulins pour sa gestion désastreuse du dossier "marché couvert". L'incompétence et la désinvolture du premier magistrat viennent de lui exploser à la figure. Il est certain qu'en laissant la ville entre les mains de son directeur de cabinet toute la semaine, M. PERISSOL ne pouvait pas éviter ce qui arrive aujourd'hui.
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 06:25
Modifié le lundi 27 octobre 2008 06:35

Départements

Départements
Bonjour à tous,

Voici le courrier adressé par le Président du Conseil général de l'Allier à l'ensemble des maires du département concernant la réforme des collectivités territoriales.

Bien à vous,

Amine.




Madame, Monsieur,


C'est avec gravité et solennité que je m'adresse à vous. Il est des moments dans l'histoire d'un pays ou le rassemblement de toutes et de tous, au-delà des convictions personnelles de chacun, devient nécessaire pour protéger l'intérêt général.


Le débat autour de l'avenir des Conseils généraux, ouvert il y a plusieurs mois suite au rapport ATTALI, relancé cette semaine par des responsables de la majorité parlementaire, soulève ma plus vive inquiétude.


Qu'il n'y ait pas de confusion. Il ne s'agit pas pour moi de défendre, dans un esprit corporatiste, mon intérêt personnel ou celui de celles et ceux qui m'entourent. Nous sommes au service d'une mission qui dépasse notre personne et nous avons vocation, un jour, à laisser notre place à des successeurs. Il s'agit pour nous de défendre l'avenir d'une institution que nous tirons de la Révolution française et qui s'est très fortement ancrée dans le paysage institutionnel de notre pays. Il s'agit de défendre une histoire, une référence, un moteur de la vie de chaque département.


Ai-je besoin de rappeler aux élus que vous êtes les compétences de notre collectivité ? Vous êtes, me semble-t-il, bien placés pour les connaître. Simplement, il me semble important de s'arrêter sur deux ou trois éléments très importants.


D'abord l'action du Conseil général au service de la solidarité départementale. A travers les Unités Territoriales d'Action Sociale, la prévention socio-médicale, la protection de l'enfance, les aides et action en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées et la gestion du RMI et demain du RSA, notre collectivité engage près de 140 millions d'euros chaque année. Qui assumera cette responsabilité organisationnelle et financière si les Départements venaient à disparaître ?


Le Conseil général s'engage également très fortement dans la dynamisation du territoire. Je pense à l'accompagnement des projets de territoire, au développement local, aux infrastructures de communication et de transport, à la diffusion des technologies de l'information et de la communication mais aussi et surtout au partenariat avec les communes, leurs groupements et les agglomérations. Permettez-moi d'insister sur ce point important.


Notre collectivité entretient avec les communes et leurs groupements des liens privilégiés, particulièrement dans le domaine des aménagements de bourgs, de la politique en faveur de l'habitat et du soutien aux équipements structurants. J'en veux pour preuve les nombreux contrats et programmes qui nous lient à vous : « C½ur de Territoire », « Programme Habitat », « Contrat communal d'aménagement de bourg »,...


Le montant des dépenses inscrites au budget 2007 pour l'aide aux territoires s'est élevé à 36 678 431 ¤. Qui jouera le rôle de soutien auprès de vos communes ? Qui compensera la perte de cette aide considérable, une fois que le Conseil général n'existera plus ou sera fusionné avec le Conseil régional ? Je veux vous montrer là que ce sont vos territoires, vos communes qui paieront le prix d'une éventuelle disparition de l'institution départementale. D'ailleurs, il nous est permis de craindre qu'une suppression des Conseils généraux ne conduise, demain, à la suppression de très nombreuses communes, surtout les plus petites.


Solidarité départementale, dynamisation du territoire, mais aussi gestion des collèges (80 millions d'euros pour le plan « collèges 2008 »), transports (15 926 158 ¤), soutien au développement économique et agricole (Fonds Départemental d'Intervention Economique pour un montant de 905 300¤, 20 fiches pour l'agriculture, la forêt et l'aménagement foncier pour un montant de 3.2 M¤,...), politique volontariste en faveur de l'habitat (2 681 342 ¤), préservation et valorisation des espaces naturels et des paysages (328 142 ¤), les responsabilités lourdes assumées par notre collectivité ne manquent pas.


Qui accomplira ces missions ? Pour parler clairement, qui va payer ? L'Etat ? Certainement pas au regard de la situation catastrophique des finances publiques. Vos communes ? Il faudrait une augmentation exponentielle de la fiscalité locale pour y parvenir. Qui ?


Je vais profiter de la session d'octobre du Conseil général pour soumettre au vote de l'assemblée la motion ci-jointe. Si vous partagez nos préoccupations, si notre avenir commun vous interpelle, alors répondez à notre appel. Faites adopter des motions et des v½ux par vos conseils municipaux, transmettez ces v½ux à la presse, faites les remonter en préfecture, en n'oubliant pas de nous en adresser copie, engageons, ensemble, un mouvement pour la défense de nos collectivités. Aucune partie n'est perdue d'avance. Il n'y a pas de fatalité. La voix du Bourbonnais, grâce à votre mobilisation, pourra devenir demain, la voix de milliers d'élus locaux, inquiets mais déterminés à ½uvrer pour la survie de leurs territoires.


Vous remerciant pour votre mobilisation, veuillez croire, Mesdames et Messieurs les maires, en l'assurance de ma haute considération.



Jean-Paul DUFREGNE
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 06:20

Rentrée

Rentrée
Bonjour à toutes et à tous,

Toutes mes excuses pour cette longue absence...Vacances d'été, rentrée scolaire et politique, "Rendez-vous de l'Allier", le temps m'a manqué pour tout mener à bien.

A quelques semaines du congrès du PS, j'ai décidé de me replonger dans ce blog et de livrer, avec sincérité, mes avis sur la situation de mon parti.

Samedi soir, je suis allé au rassemblement de Ségolène Royal au zénith de Paris. Quel beau moment, tant d'un point de vue artistique que politique. Une Ségolène plus détendue, plus à l'aise et qui semble avoir travaillé sa façon de s'exprimer. Un meeting que j'ai prolongé en coulisses avec Ségo et une cinquantaine d'amis à elle, autour d'une guitare, d'un plat de fruits de mer, sous le regard de Cali, Benjamin Biolay ou Domnique Besnehard, le grand organisateur de la soirée. L'occasion pour moi, de faire plus ample connaissance avec la pétillante Sophie Bouchet-Petersen, conseillère spéciale de Ségo, qui avait vu le reportage de Strip-tease en juin dernier.

Bien sûr, la quasi-totalité des médias, l'UMP, une bonne poignée d'abrutis de mon propre parti n'ont pas manqué de descendre l'initiative, qualifiée même de "rassemblement sectaire" par cet idiot aigri d'Emmanuelli, qui est à la modernité, ce que la Star'ac est à la culture.

Mais au fond, ces attaques montrent que Ségolène compte toujours, qu'elle dérange, qu'elle fait peur, car disons-le, peu de responsables socialistes pourraient rassembler 4000 militants et faire venir plus de 20 cars de province, pour quelques heures à Paris.

Je propose à votre lecture, ce très bon papier de Nicolas Domenach sur ce rassemblement de la fraternité;

Du mépris à la volée. Une bastonnade de moqueries assassines. Les « chers camarades » n'auraient-ils rien compris ? Ils ont roué Ségolène Royal de railleries. Comme s'ils n'avaient rien appris. Toujours rien compris. Son Zénith les a aveuglés de rage. Martine Aubry et Laurent Fabius nous ont expliqué qu'ils n'avaient rien à faire avec cette « politique spectacle ». Quand on songe qu'ils sont tombés dedans quand ils étaient petits, enfin ministres, premier ministre etc... Tout aussi impayable, Bertrand Delanoë, le moderniste patenté, a tenu à spécifier que « lui ne faisait pas de mise en scène ». Ben voyons... Pourtant, depuis qu'il a cessé de faire chorale avec les petits chanteurs à la croix de bois, il n'a pas fait dans les fêtes de patronage ou le théâtre aux armées, le maire de Paris. Et le voir vanter tout à coup le primat de l'action collective, alors qu'il fut un mitterrandiste absolu, avant d'être, et de rester un jospiniste total, voilà qui ne manque pas de sel. Quant à Henri Emmanuelli, qui est un spectacle à lui tout seul, l'entendre dénoncer un rassemblement « sectaire » parce qu'on y a entendu des slogans tels que « fraternité, fraternité », voilà qui montre jusqu'où peuvent s'égarer....les meilleurs esprits !

N'oublions pas cependant François Hollande, qui s'est laissé aller à de ces commentaires qui montrent à quel point « le non sens » l'emporte dans le parti, puisque le Premier secrétaire de ce désordre relève : « le principal est que tous les socialistes tiennent le même discours ». Ils auraient donc un discours. En l'occurrence plutôt un ennemi commun, Ségolène Royal, qui a commis une première horreur : elle a fait « du show bizz ». La honte...

Elle a changé de coiffure, de tenue de scène, de gestuelle. C'est vrai. Elle s'est déverrouillée. Tous les verrous n'ont pas sauté. Il s'en faut. Elle est cependant moins raide. Plus en boucles et volutes. En glamour. Finie la diablesse bourgeoise convenable en Prada. Tunique bleue sur jeans, la coquine bouge enfin. Elle ne se cramponne plus au pupitre comme à une bouée de sauvetage, et ne se limite plus à une gestuelle austère de maîtresse d'école raide comme un piquet où elle voulait tous nous envoyer. Ses bras se sont arrondis, ses phrases aussi. Plus d'aigu, ni de pointes comme des craies crissantes dans nos têtes. Elle se faisait charmeuse. Certes sans respecter les canons socialistes, mais plus canon que jamais.

L'ex-candidate malheureuse à l'élection présidentielle irradiait. Elle faisait même rire, incroyable ! En citant non pas Jaurès, ni Blum, d'accord, mais Edmond Rostand ou Woody Allen , qui avait eu cette réponse lorsqu'on lui demandait s'il avait peur de mourir : « Ce n'est pas que j'ai peur de mourir, mais je ne voudrais pas être là quand ça arrivera. » Les spectateurs étaient écroulés. Des populaires plutôt, pas des élites. Royal a toujours un problème, un gros, avec les « couches sups ». Mais la Madonne, comme Madonna, a ses fidèles qui ne la lâchent pas, qui scandent en ch½ur : « fra-ter-ni-té » et l'ovationnent quand elle jubile : « Oui, l'heure d'un nouvel élan a sonné... je suis là aujourd'hui, je serais là demain... » C'est cette affirmation fière qui a paru sans doute insupportable à ses rivaux socialistes. Quelle que soit l'issue de la compétition pour la direction du PS, il faudra compter avec elle pour la prochaine présidentielle. Intolérable pour les autres...

Charmeuse et charmante
Certes, le message politique était un peu court. Mais qui peut prétendre aujourd'hui, au PS en particulier, avoir beaucoup à faire entendre sur la crise du néocapitalisme, les remèdes à apporter, l'éthique du marché à réinventer. Sans doute aussi Ségolène Royal fait-elle songer à Olivier Besancenot quand elle se prononce pour « l'interdiction de délocaliser et de licencier et l'obligation de rembourser les aides publiques quand l'entreprise réalise des bénéfices ». Mais que celui qui ne louche pas sur l'extrême gauche lui lance la première vraie pierre, et non ces lazzis qui dénotent surtout un malaise prétendument dépassé. Le trouble de partisans qui souhaitent partisaner en rond, et rejettent toujours un corps étranger, une femme, qui n'était venue au Zénith que pour dire « je suis debout ». Elle l'a même bien dit. En chaloupant. Charmeuse et charmante. Certes, parce qu'elle a répété avec Arianne Mnouchkine.

Mais son travail avec la grande prêtresse du théâtre engagé n'était pas purement technique. C'était un travail sur soi. Arriver à se dénouer. A digérer ses traumatismes. A encaisser ses échecs. A être soi même justement. Ce qui fut si délicieux pour ses partisans et sans doute ce qui a ulcéré ses adversaires : cette prétention glamour à continuer le combat. Comme avant ? Plus qu'avant. A l'exemple de Barak Obama. La fin du politique, de la rhétorique classique? Ou l'entrée madonnesque dans une nouvelle ère de la « com » ? Voilà un vrai débat qui vaut mieux que toutes les excommunications...


A très vite pour d'autres nouvelles,

Bien à vous,

Amine.
# Posté le mardi 30 septembre 2008 12:39
Modifié le mardi 30 septembre 2008 12:53

Reportage

Le reportage est passé! La pression retombe enfin.

D'abord merci pour les commentaires, mails, textos, appels qui ont suivi et qui n'ont cessé durant toute la journée. Merci à ceux qui aujourd'hui à Avignon m'ont approché avec des mots très chaleureux.

Je n'avais pas vu le reportage avant sa diffusion, faisant une confiance totale à la réalisatrice. Je ne suis pas du tout déçu. Je crois qu'il reflète bien ce que je suis, en quoi consiste mon engagement, comment je suis dans ma relation aux autres. Le coté guerrier des campagnes, le doute des défaites,...

J'ai reçu un appel de Dominique Besnehard, grand producteur et ami de Ségolène, avec qui il a regardé le reportage. Il m'a annoncé qu'elle allait me contacter en début de semaine. Je suis très touché par cette marque d'attention et je stresse déjà à l'idée de devoir lui parler au téléphone.

A très vite,

Amine.
# Posté le dimanche 29 juin 2008 15:28
Modifié le lundi 30 juin 2008 12:57